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Banane : Une solution écologique

En Ouganda, on utilise désormais des fibres de banane pour concevoir des petits sacs de papier jetables.

Plus besoin de parcourir tout le territoire en trouver. Ils se trouvent partout, par terre, dans un canal… et peuvent prendre toutes les couleurs. Il s’agit de sacs en plastique, le véritable problème pour l’écologie. Ce détritus prend 4 siècles pour se dissoudre. Il asphyxie la terre et empêche le système d’infiltration d’eau, mettant en danger la productivité du sol. Outre cela, il existe d’autres conséquences bien plus graves. Connus sous le nom ougandais Kaveera, les sachets en plastique endiguent les rivières ce qui provoque parfois la montée des eaux et provoque des marécages favorables la propagation des moustiques.

Avec près de 40 000 tonnes d’ordures en plastique éparpillées partout, la population ougandaise doit réagir face à l’incursion des sachets en plastique. Toutefois, Godfrey Atuheire, un chercheur de l’UIRI, propose une solution qui pourrait être favorable à l’écologie. Serait-il envisageable de confectionner des sacs plus écologiques en remplacement de ces sachets en plastique ?

Prohibition des emballages plastiques

10 ans passés, en faisant des recherches à l’institut UIRI, Godfrey Atuheire a donc eu l’idée de concevoir des emballages en papier à base de fibres de banane.

La prohibition de la majorité des emballages en plastique a généré une augmentation rapide de la production de ce nouvel emballage. En effet, ses employés, qui ont quadruplé depuis, produisent 3800 sacs/jour (contre 150 à 200 avec 7 employés auparavant), commercialisés entre 17 à 88 centimes d’euros. Il envisage en ce moment de multiplier par deux sa production, étant donné que la demande ne cesse d’augmenter.

Au Rwanda, il est complètement défendu de se servir de sachets en plastique. Godfrey, avec un coût de fabrication très faible, y exportait auparavant presque la moitié de sa production. Mais aujourd’hui, les circonstances ont changé, car il ne possède plus assez de stock pour vendre à l’étranger. Actuellement, il est convaincu que ce secteur serait une solution au chômage qui touche la plupart des jeunes ougandais. D’ailleurs, il forme plusieurs jeunes dans ce métier.

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