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Les autorités veulent pouvoir infiltrer les réseaux sociaux lors des manifestations

Denis Favier, DG de la gendarmerie, veut qu’en situation de troubles les autorités soient autorisées à brouiller les réseaux sociaux et capter les messages.

Selon le rapport de l’Assemblée nationale, l’assassinat de Rémi Fraisse s’est déroulé dans une ZAD (Zone à Défendre) par un tir de grenade sur le barrage de Sivens. Les députés examinent les dispositions prises lors des manifestations non planifiées, en respectant la liberté, le droit de chacun et ses biens.

Le député Noël Mamère, qui supervise la commission d’enquête, évoque qu’internet joue un rôle important dans l’organisation de manifestations.

Le général Devis Favier reconnaît que la Gendarmerie manque de compétences en matière de réseaux sociaux. Il ajoute qu’un effort considérable doit être mis en place pour analyser les situations de crise via les métadonnées collectées. Il faut détecter l’endroit et les moyens engagés pour déterminer l’exactitude de la situation afin d’engager les unités, martèle-t-il.

 

Perturber les réseaux sociaux et capter les messages

La ‘Loi Renseignement’ offre la possibilité de prévoir à temps les manifestations susceptibles de porter préjudice à la sureté nationale.

Le Général fait remarquer que les forces de l’ordre sont réduites à suivre les manifestants, qui reçoivent des consignes claires et rapides via réseaux sociaux. La tactique est floue du côté des autorités. Elles se dispersent plus facilement permettant une dégradation de la situation.

Il soutient que ce système de captage est important lorsque les situations dégénèrent.

 

Embaucher des espions sur Facebook

Le chef du SCRT explique qu’il utilise des logiciels de mots-clés pour s’informer sur les ZAD. Pour un cas confidentiel, il fait appel à des contacts au sein des manifs et sollicite l’assistance de la DGSI. Il dément cependant l’usage de systèmes de captations de communications destinés à certains services de renseignement.

En 2010, le gouvernement a demandé à Facebook de censurer les ‘appels à manif’ pour les organisateurs suivent la procédure licite : déclarer à l’avance.

Actuellement, l’analyse de la commission ne prend pas en compte la proposition des députés de l’UMP qui sollicite la modification de la loi en vue d’établir un soupçon de préparation de manifestation contre l’individu qui publie le premier appel ou qui renforce les SMS d’appel à manifestation. Selon François Molins, procureur à Paris, il est difficile de savoir l’organisateur véritable d’une manifestation.

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