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Les IMSI-catchers pour espionner les échanges téléphoniques

Les députés débattent sur la question de la légalisation des IMSI-catchers, des systèmes de surveillance téléphonique.

Présenté au conseil des ministres le 19 mars dernier, le projet de loi concernant le renseignement envisage d’approuver l’usage de techniques illégales. Les services de renseignement veulent en effet utiliser des IMSI-catchers pour l’interception d’appels téléphoniques.

L’objectif est de reconnaitre les numéros de téléphone d’individus suspects qui pourraient utiliser divers numéros pour faire des actes de terrorisme.

Un semblant de relais

Les IMSI-catchers ont l’aspect de valises pouvant être placées à l’intérieur d’un véhicule ou d’un sac. Ils s’apparentent à une antenne-relais où les portables qui se trouvent à proximité s’y connectent de manière systématique. Les communications émanant des téléphones sont alors transmises à l’opérateur sans qu’on s’en aperçoive. Les IMSI-catchers sont très performants grâce aux divers systèmes qui y sont intégrés : interception de communications sur internet mobile, envoi ou lecture de SMS, blocage d’appel… En général, ils s’utilisent sur les réseaux 2G, mais peuvent aussi exploiter les réseaux 3G et 4G en forçant le portable à se connecter au réseau 2G.

Performants mais inquiétants

Le ministre de l’Intérieur reconnait que ces outils nuisent à la vie privée. Effectivement, ils ne ciblent pas des individus en particulier, mais interceptent les conversations de tous les portables à proximité.

Toutefois, ces IMSI-catchers ont permis l’arrestation de plusieurs terroristes et ont servi à prévenir plusieurs actes criminels.

Leur disponibilité sur le marché

Cet appareil peut coûter jusqu’à 100 000 euros. À cause de son caractère, nul n’ose s’affirmer en tant que distributeur. Pourtant, les IMSI-catchers sont bien présents sur le marché. Pour preuve, il existe divers sites internet qui en vendent.

Au service du gouvernement… et du privé

Le continent américain se trouve en tête de liste des utilisateurs des IMSI-catchers (une vingtaine d’États les utilisent). Aux États-Unis, ce sont surtout les forces de police et les agents fédéraux qui s’en servent.

En France, son utilisation demeure interdite jusqu’à présent. Pourtant, un membre de la DCRI affirme que les autorités françaises se servent bien du IMSI-catcher. Selon le député du Parti Socialiste, Jean-Jacques Urvoas, des entreprises privées emploient également ce genre d’outil.

Actuellement, un texte de loi visant à rendre légale l’utilisation du IMSI-catcher est en cours d’étude. Selon les auteurs de ce projet de loi, ce matériel pourrait servir à prévenir plusieurs actes criminels.

 

 

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